Construire sa bibliothèque numérique / Valérie-Anne Mange

Définition

Qu’est-ce qu’une bibliothèque numérique ?

  • Est-ce donner accès à l’information ou donner accès à des services ?
  • Est-ce lié au patrimoine numérisé ?

Notion de possession

  • Les bibliothèques possèdent des collections papier et numériques mais en sont-elles propriétaires alors qu’une partie de leurs fonds est constitué d’abonnements ?
  • Les bibliothèques ne sont plus dans une logique de possession mais de services

Différences entre une bibliothèque numérique et un fonds papier

  • Décalage entre ces deux types de fonds : comment présente-on cette différence ? Le fonds papier est structuré par l’indexation, comment structurer un fonds électronique ?
  • Lien entre ces deux types de fonds ?
  • Exemple des ressources OAI : comment les structurer ?

Services et bibliothèque numérique

Exemple de la bibliothèque numérique de Rennes 2 (http://bibnum.univ-rennes2.fr/) – Fonds de langues, littératures et civilisation bretonne et celte

  • Objectif : rendre le fonds plus accessible
  • Sélection par les professeurs et les bibliothécaires pour prioriser les ouvrages à numériser
  • Avant, le fonds breton et celte était uniquement référencé dans le catalogue. Mais il n’était pas assez visible. Les professeurs voulaient un accès facilité mais n’ont pas faire part d’autres besoins
  • Approche enseignante réduite : les professeurs ont sélectionné le contenu puis ont été dans l’attente de la mise en ligne de la bibliothèque numérique
  • Le service de mise à disposition ne suffit pas. Besoin de proposer plus de services. Comment la BU de Rennes devait-elle alors se positionner ?

Services associés à la bibliothèque numérique

  • Quels services associer une fois la numérisation réalisée ?
  • La valeur ajoutée du service impliqué par la numérisation en vaut-elle la peine par rapport à l’investissement en termes de temps et de coût ?
  • Création d’une exposition virtuelle à partir d’une bibliothèque numérique
  • Outil de contribution pour enrichir les contenus
  • La valorisation des contenus passe par la reproduction : utilisation de licences Creative Commons
  • La bibliothèque numérique doit être portable et exportable. Exemple de Gallica (http://gallica.bnf.fr/)

Intégration de la bibliothèque numérique aux autres services

  • A Rennes 2, l’intégration est quasiment inexistante
  • La bibliothèque numérique est un site à part avec une URL propre
  • Essaye de faire le maximum pour que la bibliothèque numérique soit disséminée le plus possible, notamment dans le catalogue

La bibliothèque numérique comme média social

Utilisation de la bibliothèque numérique

Contribution à la bibliothèque numérique

  • Les nouveaux outils peuvent ne pas être appropriés par les utilisateurs. Il faut impliquer les usagers au-delà du passage de commande pour un service
  • Faire contribuer les étudiants mais difficile de capter leur attention
  • Ne pas forcément attendre la proposition des professeurs et étudiants
  • Mettre en ligne les contenus et démultiplier leur visibilité

Besoins des utilisateurs vs besoins de la bibliothèque

  • Avoir accès à l’information vs alimenter la bibliothèque et rapatrier du contenu
  • Le rapatriement permet de donner accès au contenu.
  • Besoin de tenir les deux démarches : construire un outil de recherche et construire un outil institutionnel→ L’usager se moque d’où vient l’article, il veut accéder au contenu.

Les bibliothèques numériques des bibliothèques municipales

  • Ces bibliothèques numériques sont-elles des ressources patrimoniales ? Pas forcément
  • On peut partir d’autres ressources pour faire une bibliothèque numérique avec des fonds actuels et pas forcément patrimoniaux
  • Exemple de la Hurricane Digital Memorial Bank (http://hurricanearchive.org/) : Recueil de photos suite à l’ouragan Katrina. S’agit-il d’une bibliothèque numérique ? On doit dépasser l’usage actuel fait de bibliothèque numérique car dans le futur, elles pourront être utilisées comme des témoignages

Une bibliothèque numérique comme outil de création

  • Une bibliothèque numérique peut jouer un rôle de stimulation de la création
  • Création d’images et de sons puis mise en commun
  • Une photothèque peut être considérée comme une bibliothèque numérique
  • Interactivité sur des thématiques qui intéressent le public. Exemple des musées

Mention de Omeka (http://omeka.org/) – Plus d’information sur le site de Bibliobession (http://www.bibliobsession.net/2010/06/03/omeka-une-declinaison-de-wordpress-pour-diffuser-une-collection-numerique/)

Exemples :

  • Manioc, Bibliothèque Numérique Caraïbe, Amazonie, Plateau des Guyanes
  • SCD Clermont-Ferrand : travail collaboratif entre le SCD et des enseignants sur un projet de numérisation de dessins d’enfants

Freins

Freins au développement des bibliothèques numériques

  • Pas toujours de compétences en interne
  • La dissémination des contenus n’est pas toujours autorisée. 80% des bibliothèques interdissent la reproduction de leurs contenus
  • L’interdiction de la reproduction peut-être dû à la peur de voir son investissement se disperser : la numérisation coûte cher, les bibliothèques n’ont pas forcément envie de voir leur contenu repris

Pratique

Coûts et implications

  • Numérisation en interne ou externalisation
  • Stockage sur serveur interne ou externe.

→ Dépend de la volumétrie et des compétences en interne

  • Exemple de Rennes 2 : a fait appel à une société extérieure pour la numérisation de 60 ouvrages
  • Importance du contrôle qualité
  • OCR très importante mais a besoin d’être systématiquement relu par des humains. Corrections demandent du temps. A-t-on à faire à un nouveau métier ? Nécessaire en tout cas de recruter des personnes dédiées. A Rennes 2, il s’agit d’une activité en plus du reste réalisée par les magasiniers à hauteur d’une journée par semaine
  • Coût de la numérisation par page lors d’une externalisation : 50 cts avec de l’OCR de base.

Conception et hébergement de la bibliothèque numérique

  • A Rennes 2, la conception a été faite de manière isolée puis présentée une fois terminée
  • Hébergée en local par le centre de ressources Internet du SCD
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Valoriser la bibliothèque en ligne / Valérie-Anne Mange

Valorisation des services

  • Est-ce que référencer une ressource dans le catalogue revient à la valoriser ? Pas forcément. Il est nécessaire de diffuser cette information ailleurs et le plus largement possible
  • Valoriser un outil/produit/service qui est bien fait est facile sinon, cela devient plus complexe
  • Il serait nécessaire de faire pression sur les éditeurs pour leur demander de repenser leurs ressources afin qu’elles soient plus faciles à valoriser
  • On essaye de vendre nos ressources qui coutent cher : pression de la tutelle pour rentabiliser ces ressources
  • La communication sur les services ne fonctionne que si l’utilisateur en a besoin immédiatement
  • Valoriser = se rapprocher du lecteur. Etre là où il est

Valorisation = effet de niche ?

  • L’action de valorisation porte surtout sur des marchés de niche car il n’est pas possible de toucher tous les usagers
  • Important de communiquer sur un événement ou un service même si cela ne touche que quelques personnes (exemple des sites événementiels)
  • La pérennité des informations qui se trouvent sur Internet peut ensuite permettre de toucher plus de personnes même si l’événement est passé
  • La présentation de l’offre de services par vidéos peut répondre à la demande des étudiants dans certains contextes.

Utilisateurs prescripteurs

  • Les ressources qui plaisent au public n’auraient pas besoin de valorisation. Rôle prescripteur des utilisateurs : importance du bouche à oreille
  • L’effort doit être concentré sur la formation des utilisateurs.
  • Importance de la formation individuelles des enseignants car ils sont prescripteurs auprès des étudiants.
  • Le dépôt des cours des professeurs sur des plateformes doit être l’occasion pour la bibliothèque de valoriser ses ressources en ajoutant des liens sur leur contenu
  • Exemple du SCD Nancy (http://www.scd.uhp-nancy.fr/) – Réalisation de sites thématiques permettant de valoriser les collections papier et en ligne. L’objectif n’est pas de former les utilisateurs mais de leur montrer l’étendu du contenu pour susciter l’envie d’approfondir

Collaboration des équipes

  • Appropriation par l’équipe de la bibliothèque en ligne. Comment passe t’on de la technique à la mise en ligne et à la valorisation de la bibliothèque en ligne ?
  • La valorisation de la bibliothèque en ligne peut permettre de fédérer plusieurs services, par exemple le webmestre et les acquéreurs. Des outils comme Netvibes (http://www.netvibes.com/) ou Babelio (http:// www.babelio.com/) peuvent fédérer des équipes de culture différente autour d’un objectif commun

Lien entre électronique et papier

  • Création d’ouvrages fantômes pour mettre sur les étagères de la bibliothèque afin d’inciter les usagers à utiliser la version électronique d’un ouvrage

Bibliothèque en ligne et réseaux sociaux

  • Dissémination de la bibliothèque sur réseaux sociaux pour aller là où les lecteurs vont
  • Les médias sociaux et les outils en ligne doivent être reliés aux outils classiques comme le catalogue pour valoriser les ressources
  • Les médias sociaux sont utiles pour valoriser les ressources lorsque la bibliothèque est bien implantée sinon cela ne vaut pas la peine car coûte en temps et en argent

Le cas des tablettes

  • Le prêt de tablettes chargées avec des livres sélectionnés par la BU est un moyen de valoriser les ressources
  • Attention : ne pas espérer que le lecteur charge lui-même des livres de la bibliothèque, il faut le faire pour lui et mettre ensuite l’outil à sa disposition
  • Permet également de charger les cours des professeurs
Publié dans Atelier 15 : Valoriser la bibliothèque en ligne, Tranche 2 | Tagué , | 1 commentaire

Innover et réussir par l’échec / Yann Marchand

Gaël Revelin (Savoie) introduit l’atelier devant une quinzaine de participants en s’étonnant du peu d’échos que rencontre cette thématique dans la littérature professionnelle (aucun dossier consacré à ce sujet dans le BBF).
Un billet de Nicolas Morin sur Biblioacid en juin 2004, s’appuyant sur le
retour d’expérience oral de Jean Bernon (Lyon 3) sur un échec de réinformatisation , appelait de ses vœux la restitution d’expériences malheureuses.

Il y faisait le constat que l’informatique et l’informatisation des bibliothèques n’étaient pas des processus continus comme on pourrait le croire mais que des embranchements et retours en arrière sont parfois nécessaires.

International : Gaël Revelin constate que la difficulté à parler de ses échecs n’est pas propre à la France et cite l’exemple de Libsuccess.org et de l’initiative Learning from failure, qui n’a pas marché.

Témoigner d’un échec, quel qu’il soit, n’est pas évident pour le responsable ou l’encadrant : peur du jugement, de l’impact sur la carrière, démotivation personnelle ou d’équipe. C’est dommage car ce sont des situations courantes voire usuelles et que des retours pourraient être utiles à la communauté. Idée qu’un projet est forcément positif : on nie par là même la possibilité de l’échec.

Pierre-Yves Cachard (Le Havre), Jean-Charles Niclas (BM Angers), Nicolas Alarcon(Angers) et Yann Marchand (Strasbourg) présentent des cas concrets (programmation d’un bâtiment, organisation du service public, projet RUOA d’enrichissement des listes bibliographiques d’enseignants) et comment l’échec a pu partiellement ou complètement être dépassé. Nicolas Morin (Toulouse) regrette que la logique de la démarche projet (programmation, indicateurs, plannings), etc.) ne soit pas suffisamment répandue : on confond parfois groupe de travail ou projet avec la démarche projet. Cela renvoie à la question de l’évaluation : qui est légitime pour dire qu’il y a échec ou réussite ?

Olivier Tacheau (Angers) défend l’idée qu’il faut apprendre à assumer un échec, individuellement, hiérarchiquement et en équipe, qu’une culture doit être construite autour de cela. Un droit à l’échec devrait exister dans les bibliothèques. Reconnaître l’échec, c’est être derrière capable de rebondir, idée de la plasticité.

Constat collectif 1 : il faut accepter de prendre le temps d’expliquer et convaincre (les agents, les équipes, les publics, etc.).

Constat collectif 2 : un projet n’est jamais linéaire, contrairement à la théorie, il bifurque, dévie.

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S’impliquer en équipe / Pierre-Yves Renard

(CR résumé en slides, un concept)

Publié dans Atelier 2 : S'impliquer en équipe | Tagué , , | 9 commentaires

Renseigner et répondre en ligne / Cécile Leroy

Renseigner et répondre en ligne : atelier animé par Nadine Kiker et Nicolas Alarcon (SCD Angers)

5 participants à l’atelier

Dans 3 établissements représentés, renseignement en ligne via formulaire (mode asynchrone). Dans les deux autres, projet de mise en place de ce type de service.

Quel positionnement sur le mode synchrone ?

Stratégie d’appropriation du mode asynchrone pour commencer (Univ Lyon 1). Pas de projet de mise en place du mode synchrone pour les autres (Univ Orléans et Univ Artois).

Périmètre des questions /qualité des questions ?

Comment le définir le type de questions attendues ? leur périmètre ?

  • une charte > a-t-elle un effet sur l’usager ? ne sert-elle pas avant tout au bibliothécaire ?
  • positionnement du service (site de l’Université ? site de la BU ?): l’endroit où l’on pose la question oriente nécessairement le type de questions – expérience Ubib : très peu de questions hors de propos

Que faire des questions mal posées ?

  • le mode synchrone permet de travailler sur la question, de l’affiner, de la reformuler
  • interaction difficile dans le mode asynchrone

Avantages/inconvénients du mode synchrone (chat)

Le chat permet un accompagnement, une reformulation (contrairement au formulaire)

  • il présente les mêmes avantages et pose les mêmes difficultés que le bureau de renseignement physique (immédiateté, reformulation)

Pour le mode asynchrone, comme pour le renseignement IRL : une bonne connaissance de l’environnement est nécessaire (formations aux bases de données – connaissance de la structure SCD – connaissance des enseignements, des parcours)

Quel langage?

Quel langage adopter pour répondre par le chat ? de l’abrégé ? du SMS ?

  • formation mise en place « Savoir répondre » : comment garder l’intérêt de son interlocuteur, le faire patienter, lui faire reformuler sa question, etc.

Synchrone ou asynchrone : faut-il choisir ?

Ubib : ouverture des deux en même temps : synchrone et asynchrone, mêmes horaires d’ouverture > cela garantit un trafic suffisant.

L’outil nécessite une utilisation régulière pour se l’approprier > d’où les créneaux horaires larges.

Echec des services de chat ouvert moins largement (Rue des facs, Guichet savoir)

Quelle organisation ?

Qui répond ? Chaque Université décide de son organisation

  • à Angers : 6 personnes (équipe resserrée, réunions régulières autour du service, communication avec reste équipe), communication en externe (pour avoir un trafic régulier)
  • dans d’autres universités, une section mobilisée

Quel est la nature des questions posées ? Combien de temps cela prend-il en moyenne :

Est-ce chronophage ? 3 plages de 2h par semaine pour équipe Angers, soit 2h tous les 15 jours par personne

En asynchrone : limite maximum > 2h pour une recherche, c’est trop

Plages de chat difficilement compatibles avec places de service public

Le chat est une continuité du service public

Nature des questions > amène des actions ou des réponses

De l’instantané : je cherche une thèse, je ne trouve pas un livre, quels sont vos horaires ?

Temps médian d’une session de chat : 10 à 13 min

Par mail : des réponses de fonds

Possibilité de passer du chat au mail

Répondre ou ne pas répondre, telle est la question ?

Philosophie Ubib : on donne la réponse (accompagnée de conseils méthodologiques)

Crainte de bibliothécaire : si on donne la réponse, on n’apprend pas à chercher, l’étudiant/l’usager ne devient pas plus autonome

  • A Angers, pas d’abus du service constaté

Réseau Ubib

10 Universités > 1 correspondant par établissement > 80 chatteurs

Chaque établissement est autonome

Principales sources d’information pour le répondant :

– site de la BU > retour sur l’amélioration du site web (infos absentes)

– wiki commun et page delicious (avec notamment la liste des BDD auquel chaque Université est abonnée, mise à jour annuellement) mise en place

Et le mot de la fin : Répondre en ligne, ça valorise le bibliothécaire

Publié dans Atelier 6 : Renseigner et répondre en ligne, Tranche 1 | Tagué | 1 commentaire

Enrichir son OPAC / Marianne Clatin

– Encart de recherche simple dès la première page (accès à la recherche avancée seulement en rebond à partir de la liste des premiers résultats).
– Couvertures : BM Angers présente les couvertures d’amazon (uniquement sur livres, car le SIGB Millenium ne peut le faire que sur l’ISBN). Clermont avec Absysnet a voulu tester les API GoogleBooks plutôt que les webservices Amazon (vers le site de qui on devrait normalement légalement faire le lien – quelqu’un d’une BDP avance que ce serait d’ailleurs illégal en France). Tous disent que l’équivalent Electre est payant et cher. Dans le cadre d’OpenLibrary (OPAC communautaire) ; chaque bibliothèque ne pourrait-elle pas contribuer avec ses couvertures ? Également une base à 50 euros l’abonnement, qui ne demande que 2 lignes de codes à partir de l’EAN pour l’intégrer à son OPAC.
– DVD : liens sur bandes-annonces (ex. : Allociné).
– Fonctions « partager » (Facebook, Twitter..).
– Evaluation par les lecteurs (système d’étoiles). On est aujourd’hui habitué à cette fonction sur tous les sites, donc pourrait paraître étrange au lecteur de ne pas y avoir accès. Mais la question se pose de savoir s’il y a un sens à maintenir le service s’il est trop peu utilisé, ainsi que de sa pertinence en bibliothèque universitaire. Chaque acquéreur pourrait se servir de ce système d’étoiles sous un angle prescriptif pour souligner les livres issus de bibliogaphies d’enseignants (puis créer des comptes pour les profs afin qu’ils puissent le faire aussi). Question posée d’une communauté universitaire de mutualisation de ces recommandations.
– Mettre les bibliographies en ligne sur le site, avec chaque titre cliquable qui réfère vers la notice bibliographique (par l’ISBN par exemple) dans l’OPAC.
– Que faire avec les recherches qui ne ramènent aucun résultat ? Rennes 2 a mis un lien vers Ubib (boîte de dialogue avec un bibliothécaire). Renvoyer aussi les lecteurs vers l’indexation professionnelle, mais également celle des usagers (qui devrait apparaître sur l’OPAC avec un nuage de tags). Ainsi que vers une suggestion d’achat ou une demande de PEB. Ou relancer sur d’autres moteurs (Sudoc, Gallica, GoogleBooks).
La liste des résultats de l’OPAC devrait également être classée par pertinence (et pas alphabétiquement).
– Quelqu’un à la médiathèque Etienne Caux a utilisé HIP4 (HIP Extended) pour bidouiller le catalogue sans passer par un module payant du SIGB. Le script fonctionne avec Fireefox et sera installé en dur sur les OPAC dans la médiathèque. Le script permet de faire apparaître, dans la notice bibliographique, les couvertures Amazon, ainsi que « Rechercher ce document sur » Sudoc et GoogleLivres, ainsi qu’un permalien (qui est produit mais pas rendu public par le SIGB en question).
– Le Sudoc essaie de développer une version mobile. Angers est en train de l’installer sous Android.
– Des BU aux Etats-Unis ont permis que non seulement on puisse interroger l’OPAC depuis la page Facebook de la bibliothèque, mais surtout que les résultats soient rapatriés dans cette même page Facebook.

CR : Marianne Clatin

Publié dans Atelier 13 : Enrichir son Opac | Tagué , | 7 commentaires

Introduire de nouveaux services / Fabrizio Tinti

Atelier: Introduire un nouveau service: exemples, pourquoi, comment

(animation: Amélie Morin-Fontaine)

1. C’est quoi un nouveau service
2. Pourquoi (étendre missions, plus de recettes, simplifier les procédures, dégager du temps, etc.)
3. Comment on fait: quelles procédures, quelle communication, quelle évaluation

———————————-

1. C’est quoi un nouveau service

Exemples:

  • mise en place d’un blog
  • réseaux sociaux
  • newsletter
  • réservation de salle
  • accès jeux vidéos
  • livraison à domicile de livres
  • service de veille thématique
  • mise en ligne de mémoires
  • formation individuelle
  • archives ouvertes
  • service appui bibliométrie
  • formation Erasmus
  • catalogue mobile
  • mise en évidence de livres do it yourself
  • paiement en ligne

-> médiation et services dématérialisés

-> quid intégration dans démarche globale?

-> travers des bibs: pas trop de com’ (on ne sait jamais) et pas trop d’éval

Typologie des services:

NUM

  • services payants/gratuits
  • etc.

DANS les murs

  • services payants/gratuits
  • services tous publics/personnalisés/ciblés
  • services de circulation (prêt de tablette, par ex.)
  • etc.

HORS les murs

  • services tous publics/personnalisés/ciblés
  • offre B2B ou B2C
  • etc.

Certains pans surinvestis par rapport à d’autres services? Y a-t-il une réflexion globale? Souvent, pas de réflexion générale, souvent les mêmes qui s’investissent.

Quid de la suppression de services?
Difficile de mesurer la proportion de la demande a priori
Difficile de mesurer l’investissement des personnes
-> question du test
-> échec possible

Est-ce qu’il y a une réflexion sur le coût (service payant/gratuit)?

2. Pourquoi

Comment les idées de service nous viennent… Parce qu’ils existent dans d’autres bibs, parce qu’ils ressortent des enquêtes de besoin -> mise à niveau entre établissements par exemple

Interprétation des comportements des utilisateurs: quid faire appel à des anthropologues/ethnologues (comme aux Etats-Unis, par exemple)?

BU: prêt d’ordi portable ou fait par autre service? -> on touche à la question des territoires -> missions des BU et missions des autres entités / autre exemple: médiation culturelle: est-ce le rôle de la BU? si un service cult existe, à quoi ça servirait…

Pourquoi pas: partenariats entre entités dans une même institution ou entre BU de différentes institutions (à un niveau régional, par exemple) (on touche aussi à des questions politiques, stratégiques

Mise en place de services par contrainte (ext/int): parce que problème de chantier, de place, blocages divers et variés (par exemple: la grippe et les blocages de campus ont permis la valorisation des service en ligne)

Monétique: les services autour de la monétiques sont encore peu développés (par exemple: paiements des amendes en ligne!)

RFID: bénéfique aussi bien pour les usagers que pour les personnels

D’où viennent les initiatives? Bottom-top / top-bottom?

3. Comment / communication / évaluation

Plan de com’ externe: pro? souvent non

Comment présenter un nouveau service: quand expérimentation / pilote qui devient « durable » -> difficile de revenir en arrière

Difficile de prévoir le taux de réussite d’un service (quels critères utilisés? en fonction de la nature du service? penser au temps d’appropriation par les publics, penser aux normes, prendre en compte les retours des usagers ou d’autres bibs

Penser à l’éval au moment où on conçoit le service

Comment: quelle méthodologie
Par exemple: Business Model Generation: comment on réflechit quand on monte une start-up -> appliqué à un nouveau service -> cf. schéma Business Model Canvas:

  • cible
  • recettes (comment transposer ça aux bibs)
  • coûts
  • partenaires
  • canaux de com’
  • fidélisation

CR : Fabrizio Tinti

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